La superficie des villes pourrait être multipliée par six d’ici 2100

La superficie des villes pourrait être multipliée par six d’ici 2100

Selon l’ONU, près de 70 % de la population mondiale vivra en ville d’ici 2050. Contre « seulement » 55 % aujourd’hui. Un mouvement d’urbanisation galopant. Et une estimation renforcée aujourd’hui par des travaux de chercheurs qui prévoient sur la surface occupée par les villes dans le monde pourrait être multipliée par près de six d’ici 2100 ! [Lire plus…]

Ndlr : Alors, six fois, ce ne sera pas le cas, pas plus que la hausse des températures s’élèvera à 7°. Mais quoi qu’il en soit, c’est avec ces données que l’on saisit la réalité de la surpopulation, qui ne s’exprime pas en capacité de nourrir ou de production d’énergie, mais bien en promiscuité. Nous avons vu avec l’épidémie comme la nature reprend très rapidement vie dès lors que la société est apaisée. Plus de population, plus de villes, c’est plus d’activité, plus de déplacements, plus de bruit, de lumière, c’est de l’agitation. Plus de surface urbanisée, c’est moins de nature. Même lorsque vous construisez en campagne dans un coin paradisiaque, vous compromettez la nature. Le chevreuil qui se reproduisait depuis des siècles dans le bosquet derrière la maison que vous avez construite et qui est la raison même pour laquelle vous avez choisi l’endroit désormais ira se reproduire ailleurs. Pour peu que l’un des habitants de la maison soit chasseur, il ira encore tuer le chevreuil qui aura eu de la peine à se reproduire en raison de l’empreinte humaine. Et il y a l’aura autour de la maison, comme autour des villes. L’influence d’une ville ne s’arrête pas à ses portes, il y a des autoroutes qui y mènent, comme il y a un chemin qui mène à la maison dans la nature. Il faut de l’énergie, des moyens de communication, ça induit des déchets. Plus d’humains, c’est moins d’espace, c’est moins de vie, moins de biodiversité, plus de pandémies. Même dans le désert il y a de la vie, un écosystème. Alors, bien sûr, certains rétorquerons que nous construirons des villes sur l’eau pour gagner de l’espace, mais là encore, il ne faut pas croire que même très écologiques, bien construites, avec la meilleure volonté du monde, il n’y aura pas de conséquences. Ca va induire un trafic incessant dans toutes les directions avec le continent. C’est du bruit, qui va se diffuser loin à la ronde. C’est des effluents, qui même contrôlés ne le seront jamais à 100%, il y aura toujours un déchet par-çi par-là tombant à l’eau. Il y aura toujours des éléments mécaniques ayant besoin d’être graissés, des infrastructures nécessitant des produits de traitement ou d’entretien, qui induiront quelques fuites.

Le problème de la surpopulation n’est pas la capacité de la Terre à nourrir, soigner, ou alimenter en énergie X humains. Ca, la créativité humaine y pourvoira toujours. Non, c’est la promiscuité. C’est plus de tensions interhumaines, c’est plus de contraintes sur l’environnement. Et nier cette évidence serait juste de la bêtise.